LES MÛRES
Il existe trois types de mûres
- les espèces buissonnantes
- les espèces grimpantes
- les espèces rampantes
Les mûres buissonnantes (rubus fructicosus)
Ce sont les espèces sauvages poussant à l’est de l’Amérique du nord. Des cultivars hybrides ont été obtenus, ce sont les variétés les plus rustiques et résistantes à nos hivers. On en retrouve jusqu’en zone 3 ou ils poussent à l’état sauvage en lisière des forêts sur les rebords supérieurs des fossés car ils aiment l’humidité mais avec un bon drainage. La récolte des fruits a lieu à partir de la fin août jusqu’à la fin septembre.
Les mûres grimpantes (rubus hybride fructicosus)
Ces mûres sont pour la plupart issues des hybrides européens, certaines variétés sont sans épines. Ils sont un peu moins rustiques que des variétés à port buissonnant (zone 4). Les fruits arrivent à maturité au mois d’août. La longueur des tiges peuvent atteindre et même dépasser 3 mètres. Il est recommandé de les cultiver palissés à des fils de support de culture répartis sur des piquets à 70cm, 1m, 1,3m, 1,6m, ce qui augmentera la productivité et facilitera grandement la cueillette.
Notez que les variétés sans épines deviennent épineuses lorsque les nouvelles tiges sont issues des gourmands partant directement des racines.
Les mûres rampantes (rubus hybrides fructicosus)
Ce sont des hybrides issus de croisement entre des mûres et des framboises. Ils sont plus fragiles au froix (zone 5); les fruits mûrissent en juillet. Les nouvelles pousses (primocanes) sont laissées au sol la première année; elles passent l’hiver ainsi pour se protéger du froid. Elles seront palissées le printemps suivant, on les appellera alors floricanes (année où elles produiront leurs fruits). Les drageons qui émergent du sol à partir des racines seront appelées «suckers».
Culture
Plantez dans un endroit ensoleillé, dans un sol frais mais bien drainé, riche en matière organique (terreau, compost, fumier décomposé) avec un PH situé entre 5,5 et 7,5. Il est préférable de ne pas planter les mûriers et les framboisiers à proximité les uns des autres pour éviter une pollinisation croisée. Lors de la plantation, assurez-vous d’incorporer au sol, compost, fumier et os moulus; faites un trou suffisamment profond pour pouvoir recouvrir la motte de 5cm de terre. Arrosez copieusement après la plantation.
À chaque année, fertilisez avec un engrais granulaire pour arbres et arbustes. Cependant ne pas appliquez plus de 100 à 150 grammes par mètre de rang. Une sur-fertilisation augmenterait la masse de feuillage au détriment de la fructification et diminue la résistance des plants au froid.
Taille
À la plantation, ne conservez que les deux ou trois tiges les plus robustes et éliminez les autres. Au printemps, attachez les pousses à chaque fil de support de culture (une branche par fil) et taillez les ramifications à 10cm des tiges principales. Enfin coupez l’extrémité de la tige principale après la dernière ramification. À l’automne, supprimez les tiges qui ont produit les
fruits au niveau du sol pour ne laisser que les nouvelles pousses qui produiront l’année suivante.




